Slave Route Challenge, le renouvellement de l’amitié franco-sud-africaine

C’est avec les rayons du soleil que les participants ont été accueillis dimanche matin au départ de la course historique. La Délégation de coureurs envoyée par l’île de La Réunion était, elle-aussi, présente.

La 8e édition du Slave Route Challenge était l’occasion, une fois de plus, de rappeler à tous le passé de Cape Town. Et tous étaient les bienvenus : les parcours de 5, 10 et 21,5km pouvaient en effet accueillir tous les types de coureurs, de l’enthousiaste débutant au sportif confirmé. Le but : commémorer l’abolition de l’esclavage, tout en rendant hommage à l’histoire douloureuse de la ville.

Les parcours de course et de marche ont été tracés dans une optique purement historique. Les participants étaient en effet menés de monument en quartier lourds de sens, comme District 6, Bo Kaap ou encore le château de Bonne Espérance. Néanmoins, le but des organisateurs n’était pas de s’appesantir sur le passé, mais plutôt de montrer la richesse et la diversité de la ville du Cap, encore teintées par son histoire. C’est ainsi que Fatima Allie, porte-parole de la société en charge de la course, Itheko Management, décrit l’initiative : "Nous avions en vue d’organiser une course ayant pour but de sensibiliser à notre passé et notre héritage, et c’est comme ça que le Slave Route Challenge est né."

Les événements passés ont été l’occasion d’une attention internationale accrue. Grâce à l’implication du Consulat Général de France au Cap et à celle de l’île de la Réunion, un partenariat a pu être mis en place. Le Conseil Départemental de La Réunion a ainsi pu envoyer une délégation de ses athlètes accompagnés de leurs coachs pour participer à la course.

Les coureurs semblent avoir passé un excellent moment, dans des conditions météorologiques idéales. Anne Atia, qui a couru les 10km, l’a qualifié de "challenge exceptionnel". "Le Slave Route Challenge est vraiment passé en un battement de cil", continue-t-elle. "Plein de surprises. J’ai couru les 10km et j’étais ravie de pouvoir courir une partie du chemin avec des semi-marathoniens. Les conditions étaient excellentes. Je vais garder longtemps ces images en tête."

Un autre coureur réunionnais, Eddy Clements, était également ravi de son expérience : "Le Slave Route Challenge est très bien organisé, avec un très bel esprit. Il y a avait beaucoup de monde pour nous encourager, et je me souviendrai toujours des moments incroyables passés à Bo Kaap, avec des paysages extraordinaires."

La réciproque de cet événement aura lieu sur l’île de la Réunion le 20 décembre 2018, au même moment que le festival Liberté Métisse.

"C’est un privilège de travailler en partenariat avec la ville du Cap afin de participer à ces courses commémoratives, où des individus de tous les niveaux de forme physique, de tous les horizons culturels et avec des centres d’intérêts variés, peuvent se réunir pour rendre hommage à l’abolition de l’esclavage, un fléau qui fut commun à l’histoire de nos deux pays. Nous attendons avec impatience l’événement organisé sur l’île de la Réunion en décembre, au sein du festival Liberté Métisse.", a commenté Laurent Amar, Consul Général de France au Cap.

publié le 28/05/2018

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